Histoire de la presse 

 

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L'histoire de la presse écrite est notamment indissociable de celle de l'écriture et du papier qui lui sert de support. 

La plus ancienne écriture serait l'écriture cunéiforme qui a été inventée par les sumériens il y à quelques 5 400 ans. 

À cette époque, on écrivait dans des tablettes d'argile à l'aide de calames (roseaux taillés) dont l'extrémité était biseautée. 

Le papier sera, lui, inventé en 100, 101 après JC par les chinois (sous la dynastie des Han). En France - la presse au Moyen Age & sous l'Ancien Régime Conscient du pouvoir qu'elle représente, le pouvoir royal a toujours veillé à exercer un contrôle rigoureux. 

Sous l'Ancien Régime, faire paraitre un journal impliquait avoir obtenu un privilège et une autorisation préalable. 

C'était le cas notamment du premier grand périodique français, " La Gazette " : son rédacteur, Théophraste Renaudot, avait obtenu dès 1631 un privilège royal lui garantissant en quelque sorte le monopole de l'information, grâce à l'intervention du cardinal de Richelieu. 

Certains font remonter à l'antiquité les origines de la presse. Cependant, une majorité d'auteurs (1) s'accordent à définir celle-ci sur base de deux critères : l'utilisation de l'imprimerie, grâce à la mise au point de la typographie, en 1438, par Gutenberg et la périodicité. 

Ces deux facteurs ne se réuniront, pour favoriser la diffusion des nouvelles, qu'au tout début du XVIIe siècle. Auparavant, celles-ci circulaient grâce à des manuscrits, ou à des feuilles imprimées occasionnelles. 

Les premières répondaient à un besoin croissant d'information des banquiers et des marchands italiens et allemands, tandis que les secondes permettaient aux imprimeurs d'étendre leur marché au-delà de celui du livre, insuffisamment rentable, et de répondre à une attente grandissante des lecteurs. 

Ces feuilles volantes restaient occasionnelles, même si parfois elles formaient des séries numérotées (2). Au cours du XVIe siècle, des publications annuelles ou semestrielles de nouvelles commencèrent à voir le jour. Au siècle suivant, diverses tentatives de publications hebdomadaires ou bimensuelles apparurent, probablement dues au fait que les courriers postaux quittaient les grandes villes une fois par semaine. 

Elles naissent dans les villes allemandes, dans les Pays-Bas autrichiens et dans les Provinces-Unies et passent ensuite en Angleterre, en France, en Italie et dans le reste de l'Europe. Elles contenaient en général des informations concernant la politique extérieure et les guerres, laissant la politique intérieure de côté, ce qui s'explique étant donné le très grand contrôle que le pouvoir s'efforça d'exercer dès le départ sur la presse. 

Par ailleurs, il faut noter que ces périodiques ne firent pas disparaître les écrits non-périodiques ou les manuscrits : ceux-ci se développèrent au contraire durant le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Il faudra même attendre la fin du XIXe siècle avec la naissance de la presse à bon marché pour voir disparaître une littérature populaire de colportage bien vivante. 

Cette naissance progressive de la presse doit être située dans son contexte : " Une série de facteurs politiques, économiques et intellectuels conjuguèrent leurs effets pour accroître notablement la soif de nouvelles en Occident. La Renaissance, puis la Réforme multiplièrent les curiosités. 

Les grandes découvertes élargirent l'horizon européen. Les progrès des échanges bancaires et commerciaux entraînaient un développement parallèle des échanges d'information. 

Les grands conflits qui déchirent l'Occident au XVIe siècle nourrissaient des courants et des besoins d'information " (3).

 

 

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